Un jour, alors qu'il se promenait dans la ville, il aperçut la princesse Badroulboudour, fille du Sultan. Il fut tellement ébloui par sa beauté, qu'il ne cessa de penser à elle jour et nuit et qu'il n'avait plus qu'un désir : l'épouser.
Il rassembla les pierres précieuses qu'il avait autrefois ramenées du jardin souterrain et les confia à sa mère pour qu'elle les offre de sa part au Sultan.
La mère d'Aladin se rendit donc au palais et présenta au Sultan une coupe remplie de diamants, d'émeraudes et de rubis. Et elle demanda pour son fils la main de Badroulboudour. Le Sultan trouva vraiment les pierres très belles, mais cependant il répondit :
- Mais, Madame, il faudrait que votre fils me fasse porter quarante coupes comme celle-ci pour que je lui donne ma fille en mariage.
Apprenant cela, Aladin ordonna au génie de la lampe d'exaucer ce souhait.
Lorsque le Sultan le vit arriver accompagné par quarante serviteurs portant chacun une coupe de pierres précieuses, il l'accueillit à bras ouverts et le considéra comme son gendre. Mais Aladin voulut montrer qu'il était encore plus riche :
- Votre Majesté voudra bien attendre pour le mariage que je fasse bâtir un palais digne de votre fille !
Et, sitôt rentré chez lui, il appela le génie de la lampe :
- Génie, je veux que tu construises le palais le plus beau du monde, avec des toits recouverts d'or, des jardins splendides et des écuries pleines de chevaux magnifiques.
Le lendemain matin, tous purent admirer la richesse et la beauté du palais, qui se dressait là où, la veille, il n'y avait que du désert. On célébra alors le mariage, et les jeunes époux vécurent dans le plus parfait bonheur.
Mais ce bonheur fut bientôt menacé. Le méchant magicien, qui habitait pourtant très loin de là, finit un jour par apprendre qu'Aladin n'était pas mort dans le souterrain où il l'avait enfermé. Ayant eu connaissance de la splendeur de son palais, il comprit que le jeune homme avait découvert le secret de la lampe. Terriblement jaloux et bien décidé à se venger, il décida de la lui reprendre. La nuit, il se faufila dans le palais et vola la lampe. Vite, il s'éloigna et, ayant frotté la lampe merveilleuse, il fit apparaître le génie :
- Ton génie et serviteur je suis !
- Enlève le palais et la princesse, dit le magicien avec un drôle de sourire, et transporte-les avec moi dans mon pays. Ce qui fut fait à l'instant même.
Lorsque Aladin revient, il ne vit plus rien... que le désert. Il se jeta à terre et, se tordant les mains de désespoir, il frotta sans le vouloir l'anneau magique qu'il avait gardé au doigt. Aussitôt, dans un tourbillon de fumée, il entendit :
- Ton génie et serviteur je suis ! Ordonne et j'accomplis !
- Oh ! Bon génie, j'aimerais tant revoir ma chère femme et mon palais !
Et, aussitôt, Aladin se retrouva devant son palais sous les fenêtres de la princesse, que le magicien retenait prisonnière.
Elle l'aperçut et l'aida en cachette à monter jusqu'à sa chambre. Puis, le soir même, elle versa du poison dans le verre du magicien, qui s'écroula, foudroyé. Aladin put alors reprendre la lampe magique et demanda au génie de les ramener, avec leur palais, dans leur beau pays d'Orient.
Lorsqu'il les revit, le Sultan, fou de joie, fit organiser pour leur retour des fêtes magnifiques qui durèrent plusieurs jours.
Quelques années plus tard, il mourut de vieillesse, et Aladin devint Sultan à son tour et vécut très heureux avec la belle Badroulboudour.
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